SITE D'ACTUALITÉ ET D'INFORMATION SUR
LES RÈGLES ET LE CANCER DU SEIN

 

 

Dr Philippe Vignal
Gynécologue, Spécialiste en échographie, Chercheur et Auteur
PARIS

VIDÉO

La fin du Cancer du sein ?

Intervention du Dr Phillipe Vignal au Colloque de l'AAAVAM* du 11/03/2016 PARIS

(* l'Association d'Aide Aux Victimes des Accidents des Médicaments )

 

 

FIL D'ACTUALITÉ
Tour d'horizon des informations diffusées par la presse en ligne


04/02/2016 - www.lemonde.fr : Une étude montre la progression du taux de survie aux trois cancers les plus fréquents en France


Commentaires : Bien évidemment, ces nouvelles sont bonnes à prendre. Néanmoins, une petite lecture critique est nécessaire.

  1. Sur le rôle du dépistage dans la survie du cancer du sein.
    Le dépistage mammographique détecte essentiellement des tumeurs à évolution lente, de bon pronostic et qui répondent bien au traitement. ( France 5 ). Il est donc peu étonnant que le dépistage améliore la survie des cancers du sein. L’amélioration de la survie des vrais cancers est due aux traitements anti œstrogènes qui sont de plus en plus efficaces. Ce que ne dit pas l’article.

  2. Il est étonnant que l’on reprenne des résultats datant de 2012.
    En effet il n’y a pas de chiffres concernant 2015 dans le corps du texte. Il est probable que cet article est une réponse destinée à désamorcer les critiques du dépistage (www.france5.fr/emission/au-nom-de-tous-les-seins).

  3. Pourquoi ne pas mentionner les bons chiffres de l’incidence du cancer du sein ?
    Car 48 783 cancers du sein en 2012, c’est beaucoup moins que les 54 326 cancers du sein en 2005. Pourquoi garder sous silence une aussi bonne nouvelle ? Tout simplement parce que cela obligerait à se poser la question du pourquoi. Sachant que la réponse est la baisse des ventes de traitements hormonaux de ménopause depuis 2003, ce qui pourrait gêner les intérêts de certains. (www.prevenirlecancer.fr/articles2015.html).



04/02/2016 - www.leparisien.fr : Manger des fruits et légumes à l'adolescence réduirait le risque de cancer du sein de 24%


Commentaires : Cet article souligne le rôle majeur joué par l'imprégnation hormonale, en particulier à l'adolescence, et par conséquent la nocivité des œstrogènes associés aux cycles pendant cette période. Car avec 5% d’augmentation du risque de cancer du sein par année avec règles, leur impact sur l'imprégnation hormonale est bien plus puissant. Maintenir un poids normal, bouger plus, réduire sa consommation d’alcool, augmenter sa consommation de fruits et légumes, ne suffiront pas à diminuer notablement le risque de cancer du sein. Même si ces recommandations sont louables, une action directe sur les cycles est nécessaire. Prende une pilule sans règle ( Cerazette ) est une réponse bien plus réaliste et efficace, d'autant plus que contraceptive. Ce qui n'est pas incompatible avec une bonne hygiène de vie.


29/01/2016 - www.lemonde.fr : Généraliser l’allaitement sauverait plus de 800 000 enfants par an

Commentaires : On sait depuis longtemps que l'allaitement protège du cancer du sein. Cette étude le confirme amplement. Mais sachant que le mécanisme sous-jacent est la mise en sommeil des ovaires et la suppression des cycles associés à l'allaitement, il faudrait souligner que pour supprimer les cycles, une autre solution existe : la pilule Cerazette. Il est illusoire de penser que les femmes reviennent à un allaitement de longue durée; encourageons la prise de Cerazette pour un résultat identique vis à vis du cancer du sein et de l'ovaire.


Dernier article 11/09/2015


Transition démographique - Transition épidémiologique et cancer du sein

Transition démographique - Transition épidémiologique et cancer du seinLa transition démographique est un phénomène mondial caractérisé par une diminution progressive du nombre d’enfants par femme compensé par une diminution de la mortalité en particulier infantile.
Ses conséquences sont multiples non seulement économiques mais aussi médicales. Elle s’accompagne en effet d’une évolution de la nature des maladies mortelles touchant les populations. Les maladies infectieuses, telles la peste et le choléra, sont aujourd’hui remplacées par les cancers et les maladies de société.
Le cancer du sein est l’exemple type de maladie issue de la transition démographique et épidémiologique.

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Actualité et Décryptage



PRESSE :
Quand les menstruations ne sont plus la règle.
Interview du Docteur Vignal par Marlène Duretz  

(Le Monde : http://www.lemonde.fr)


SCIENCE :
Risque cardiovasculaire de la contraception progestative sans règles.

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MÉDICAL :
Le remboursement de la pilule Cerazette.

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INFORMATIONS /QUESTIONS


Newsletter sur les règles et le cancer du sein
Cancer du sein, règles questions réponses

 

 

LA CONTRACEPTION : CE N'EST PAS QUE POUR LE SEXE


Pour beaucoup, la contraception se limite au simple contrôle des naissances. Les éléments du choix de la méthode sont alors très simples, essentiellement pratiques : efficacité, contraintes, tolérance. Pourtant, en ce début du XXI° siècle, la contraception et en particulier la contraception hormonale pourrait dépasser cet unique objectif pour devenir une véritable prévention des maladies gynécologiques. La pilule avait été mise au point au milieu du siècle dernier sous l’impulsion d’une sage femme américaine Margaret Sanger. Après avoir assisté à la mort d’une femme à la suite d’un avortement clandestin, elle s’était jurée de tout faire pour mettre à la disposition des femmes une méthode simple et pratique de prévention des grossesses non désirées.
Aujourd’hui les femmes ne meurent plus des complications d’un avortement clandestin mais de cancers du sein. Il est urgent de promouvoir une méthode simple et efficace de prévention de cette maladie tant ses effets sont dévastateurs. S’agissant d’une maladie hormonale, cette prévention ne peut être qu’hormonale.
Aux USA et au Royaume-Uni, un anti-œstrogène, le Tamoxifène est d’ores et déjà autorisé et indiqué en prévention primaire du cancer du sein chez les patientes à risque.

http://www.lequotidiendumedecin.fr

C’est cette même hormone ou plutôt anti hormone que les cancérologues utilisent chez les patientes ayant eu un cancer du sein pour la prévention des récidives.

Mais plutôt que d’utiliser une anti hormone, pourquoi ne pas tout simplement couper la source des œstrogènes en mettant les ovaires en sommeil. Or la mise en sommeil des ovaires est le mode d’action de la pilule. Et, à condition de ne pas apporter d’œstrogènes, comme le fait la pilule progestative anti ovulatoire, la prévention du cancer du sein est à la portée de la pilule, à portée de main. Une étude a confirmé cette hypothèse mais curieusement, n’a jamais eu de suite.


Faire simple est-il si compliqué ?


Alors que la prévention primaire du cancer du sein par la contraception est à portée de main, les pouvoirs publics ne semblent pas concernés. D’autant que la mise en sommeil des ovaires prévient également le cancer de l’ovaire et l’endométriose En fait l’Etat est pris en étau entre d’un coté les intérêts des femmes et d’un autre coté, celui des lobbys médico pharmaceutiques. Car si l’efficacité de la pilule progestative pour la prévention primaire du cancer du sein se confirmait, ce serait non seulement la fin de toutes les autres méthodes contraceptives mais aussi la fin programmée de la prévention dite secondaire du cancer du sein : la mammographie de dépistage. Sans compter à plus ou moins long terme, la fermeture des centres de traitement du cancer du sein.


La fin des autres méthodes de contraception.

Que ce soit la pilule traditionnelle combinée, le stérilet ou les méthodes naturelles. Aucune de ces méthodes n’est capable de rivaliser avec la pilule progestative.
CANCER DU SEIN ET PILULE
http://www.sudradio.fr/Podcasts/Sud-Radio-c-est-vous/Les-regles